Nous sommes tellement influencés par le modèle dominant de démocratie représentative que la prise de décision par un vote à la majorité semble souvent être la première voire la seule à être utilisée ; est-ce toujours optimal ?

Rapide tour d’horizon des modes de décision/gouvernance…
Bon, l’autocratie (un seul décide pour tous) a ses avantages lorsqu’il faut être rapide, expéditif et que le contexte demande à ce que quelqu’un tranche. La majorité est peut-être le mode le plus rapide et efficace. Néanmoins, il peut créer un clivage (ceux qui ont gagné vs ceux qui ont perdu), de la tyrannie chez les vainqueurs et du désengagement chez les vaincus ; sans compter la tentation de démagogie…
Le consensus (tout le monde est d’accord ou affirme l’être) inclut tout le monde mais c’est parfois loooong… et ça peut aboutir à un statu quo.
Le compromis (chaque camp a eu une part de satisfaction) est adapté pour le dénouement d’un crise, d’une situation bloquée ; mais on reste finalement dans une logique de perdant-perdant, créant en cela des frustrations.

Ah ! Et puis il y a le mode de décision par consentement.
Franchement, je suis fan. Même si ce mode ne peut évidemment pas être le seul pour tous types de décisions.
La décision est prise dès lors que personne dans le groupe n’a d’objection raisonnable. Par « raisonnable », il faut entendre : une objection importante et argumentée qui soulève un aspect de la décision qui mette en cause ou en danger la raison d’être du groupe et de l’organisation.
Ce mode vise clairement l’unité plutôt que l’unanimité et est très pragmatique : on recherche une solution faisable sans viser la solution parfaite. A tester, non ?


Ce genre de mode de décision demande des processus carrés et des règles du jeu dans le groupe. C’est souvent un apprentissage, objet récurrent des coaching collectifs… même sans adopter le consentement ou révolutionner le mode de gouvernance 🙂

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