Profitons d’une situation banale pour rappeler le rôle et l’impact de l’émotion et mettre en évidence que la vie qui nous arrive est souvent le fruit de notre positionnement…

Je croise dans la rue un voisin avec lequel je n’ai pas particulièrement de contact ; je lui dis bonjour et il ne répond pas.
Voilà pour la situation et l’élément déclencheur ; examinons maintenant 2 scénarios (doit-on dire scenari ?) qui illustrent le circuit événement – cadre de référence (ou carte du monde) – pensées – émotions – réactions.

Scénario A :
Cadre de référence : la politesse c’est important, c’est un signe de reconnaissance et un lien social indispensable.
Je pense : « Qu’est-ce que je lui ai fait ? Pour qui se prend-t-il ? »
Mon état émotionnel : je me sens triste, coupable ou bien en colère.
Ma réaction : « Puisque c’est comme ça, je ne le saluerai pas non plus et je vais limiter mes relations avec lui ».

Scénario B :
Cadre de référence : la politesse c’est important, c’est agréable mais bon ce n’est pas de l’ordre du vital, surtout avec quelqu’un dont je ne suis pas proche.
Je pense : « Il n’a pas dû me voir ou bien il est perdu dans ses pensées »
Mon état émotionnel : je me sens tranquille.
Ma réaction : Le lendemain, je continuerais à faire le premier pas et lui dirai bonjour comme d’habitude.

Conclusion ? Toujours examiner ses croyances car croire fermement quelque chose ne la rend pas forcément vraie et s’assurer de l’exactitude de mes pensées et perceptions car celles-ci influencent ma réaction émotionnelle et comportementale.
Incroyable le nombre d’histoires entre voisins, collègues créées à partir de ce genre de circuit !
Et puis, même si ce voisin semble en effet être grossier, malpoli et tout et tout… qu’est-ce que je veux semer dans la vie, même sans retour ?


Ce circuit simplifié est un élément clé de l’intelligence émotionnelle et nous interpelle sur notre communication relationnelle au travail et bien entendu dans notre cheminement personnel ou croissance du couple.

Contact !

On est super réactifs ;-)