Partons de l’exemple d’un jeune couple pour illustrer les réflexes d’une écoute active. Elle rentre du travail et dit : « chéri, je suis fatiguée… »

Notre expérience d’accompagnement et de formation démontre que ces réflexes, pour basiques qu’ils puissent sembler être, méritent une utile piqûre de rappel : -)

Réaction A : « Secoue-toi, fais du sport, couche-toi plus tôt et ça ira mieux ».
Va-t-elle avoir l’impression d’avoir été écoutée ? Non, car elle se voit donner une série de conseils.
Réaction B : « Mais non, c’est une impression ; je parie que demain ça ira mieux… ».
Erreur classique ! Partant d’une bonne intention – celle d’encourager – je nie en fait son problème.
Réaction C : « Pourquoi es-tu aussi fatiguée ? Travailles-tu trop ? Est-ce que tu dors mal ? Des soucis au boulot ? ».
Bien sûr, je m’intéresse à elle mais avec peut-être la perception d’un interrogatoire…
Réaction D : « Moi aussi, je suis crevé ; c’est la saison qui veut ça… ».
Là, je n’écoute pas : je ramène tout à moi !

Dans ces 4 réponses, je suis en réaction et non en relation. Je pourrais tout simplement reformuler et me rendre disponible : « Oui, en effet tu as l’air bien fatiguée. Que se passe-t-il ? As-tu envie d’en parler ? »
Des exemples comme celui-ci peuplent nos vies de tous les jours, non ?
PS : cela peut arriver aussi à un « vieux couple », le nôtre par exemple (22 ans de mariage) 😉


L’écoute active est sans doute une qualité maîtresse pour tous ceux que la qualité de la relation à l’autre intéresse, notamment côté pro dans les fonctions frontline axées communication relationnelle…

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On est super réactifs ;-)